Disques

Chopin - piano Pleyel & pianino

12 euros

Chopin chez Pleyel… Tel aurait pu être le titre du premier CD du pianiste Knut Jacques édité par le label Paraty et joué sur deux instruments Pleyel, un piano modèle 1843 et un pianino modèle 1834.

Cet enregistrement réalisé dans le salon Pleyel à l’Hôtel Cromot du Bourg dans le IXe arrondissement de Paris se veut être un clin d’œil, ou un hommage, à l’histoire de cette “vénérable maison” puisque c’est en ce lieu qu’Ignace Pleyel installa sa première manufacture de fabrication d’instruments. C’est également dans cet hôtel que Frédéric Chopin donna son premier récital public le 26 février 1832. Comme il le confiera plus tard à Liszt, il avait été intimidé, paralysé par le public et « asphyxié par l’haleine de la foule ». Ce qui se conçoit aisément lorsque l’on connaît la relative petitesse des salons du premier étage d’alors, ouverts aux matinées ou aux soirées musicales réservées à la vie mondaine pari-sienne que l’essentiel des facteurs de pianos parisiens avaient coutume d’organiser.

C’est par l’entremise du pianiste et compositeur Frédéric Kalkbrenner, associé puis successeur d’Ignace Pleyel, dont Chopin devint en quelque sorte le protégé peu après son arrivée à Paris, que ce dernier nourrit une véritable prédilection pour les pianos Pleyel puisqu’il appréciait avant tout le timbre argen-tin, clair et élégant, le toucher souple et délicat. Chopin en possédait d’ailleurs deux, un piano à queue et un pianino, petit piano de voyage ou de travail, sur lequel il donnait ses leçons. Soit sensiblement les mêmes modèles utilisés par Knut Jacques dans cet enregistrement.


-Ballade n°1 en sol mineur, op.23 : 9'51
-Nocturne en si bémol mineur, op. 9 n° 1 : 7'29
-Sonate pour piano no 2 en si bémol mineur, op. 35
1. Grave - Doppio movimento : 7'52
2. Scherzo 7'20
3. Marche funèbre : Lento 11'26
4. Finale : Presto 2'00
-Ballade n°4 en fa mineur, op.52 : 12'15
-Nocturne en do dièse mineur op. posthume : 6'10

total : 64'29